SUR LE GR 10

2011 ESTAING - BAREGES

Mercredi 13 juillet

 

Nous sommes à Bagnères dans l'attente du départ 2011.

 

Une voiture nous attend à Barège depuis cet après midi entre voitures et camping cars en place pour le tour de france cycliste.

 

Les sacs sont bouclés, le réveil programmé pour 4 heures du mat.

 

Notre grand soucis est fixé sur la météo. Après une journée de grandes ondées, nous espérons de belles éclaircies pour les jours à venir.

 

Nous ne joindrons pas Arrens au lac d'Estaing (sans grande importance et beaucoup de routes inutiles).

 

C'est donc du parking du Lac d'Estaing que nous attaquerons notre 4eme étape sur 3 jours et à 3, Virginie, Gégé et moi.

 


Jeudi 14 juillet 2011


Levée 4 heures, un petit dej sur le pouce et via le lac d'Estaing.

 

le jour est à peine levé quand nous garons le picasso. Sacs sur le dos, chaussures aux pieds, départ 6h30.

 

Première difficultée, il faut se remettre en jambe après une année sans entrainement.

La montée par le chemin forestier n'a rien de difficile aussi les premiers signes de faiblesses sont apparus dans la deuxième partie de l'ascension du col d'Ilhéou après l'embranchement de la cabane du Barbat.

 

La descente n'a pas été mal non plus pour tiraillement des genoux. Finalement je ne sais pas si je préfère les montées ou les descentes !

 

Nous rencontrons beaucoup de monde. Notre pause repas a lieu après le lac d'Ilhéou mais la journée est loin d'être une petite rando sympas en été, aussi il nous faut reprendre des forces avec du saucisson, fromage, pain et barre céréales.

 

Nous longeons les pistes de ski et les oeufs (télécabines), puis le Pic de Péguère (que nous avons gravi en 2005) avant de descendre sur Cauteret, mais quelle descente qui n'en fini jamais. De nombreux vététistes, prennent les oeufs et s'éclatent à descendre sur le sentier du GR10, pourtant interdit à leur discipline.

 

Enfin nous voilà à Cauteret avec une heure de retard sur le topo guide.

 

Via quelques courses aux marchés des halles, puis nous nous dirigeons vers le gîte après les thermes.

 

Un grand champs accueille les toiles de tente, une cuisine commune avec les accessoires nous sont proposés pour 4 euros par personne et surtout une bonne douche chaude.

 

L'ambiance y est sympathique.

 

Il ne va pas sans dire qu'un gros dodo est le bienvenue.

Bon sang, il y a non loin de là, un festival latino. Pas besoin de vous faire un dessin ni de vous conter le boum boum de la nuit et à minuit entre deux tempo, les feux d'artifices.

5 heures du mati, les festivaliers foutent le bordel en venant se coucher.

 

Une nuit pas très réparatrice, mais bon on ne va pas ressembler à une mégère !!!

 


Vendredi 15 juillet 2011


Alors que tout le monde dort encore (certains depuis peu), nous plions la tente et nous allons déjeuner sous le préau qui abrite les tables de cuisines.

 

Nous rejoignons le GR10, génial le sentier montant est très agréable et facile mais le deuxième jour de marche est toujours très dure, mal aux épaules, aux molets, aux genoux, derrière les cuisses. C'est celui-ci qui raffermit la fesse triste de ces dames.

 

Reste encore 730 m de dénivelé pour atteindre le col de Riou.

 

Puis la descente sur La station de Luz Ardiden (un jour après le tour de France). Il n'y a quasiment plus un chat. Chouette !!!

 

Nous nous installons au pied d'un pilone de télésiège pour casser la croûte de midi. Gérard a la bonne idée de siffler un vautour.

Voilà qu'une vache désireuse de partager notre repas nous fait vite déguerpir et passer sous le fil électrique avant de subir sa charge. Pas commode la madame !

 

En deux coup de dents notre repas est englouti, quelle grosse faim. Gégé nous appellent à Virginie et moi, les estomacs à pattes ! et oui, l'effort ça creuse et l'altitude en plus, c'est un gouffre !

 

Les inscriptions sur le bitume nous prouvent que nous sommes bien à Luz Ardiden, au même endroit que l'arrivée du tour de France la veille.

 

Quelques minutes plus tard, c'est les tonnages de défécations et de vomissures qui nous rappellent que les gens peuvent être dégueulasses et irrespectueux.

 

Celui qui ouvre la route, Gégé bien sûre, nous alerte des sentinelles jonchant le sol à babord ou tribord afin que notre estomac ne nous fasse pas une mauvais farce.

 

On coupe la route, on suit la route, on recoupe la route, on longe la route... enfin on arrive au village de Grust, magnifique petit village, tout aussi joli que celui de Borce (traversé l'an passé). Celui de Sazos n'est pas mal non plus.

 

Nous empruntons la route pour rejoindre plus rapidement Luz St Sauveur depuis Sazos afin de trouver encore du pain.

 

L'arrivée à Luz se fait par le pont Napoléon, bel ouvrage qui enjambe le gave de Pau.

 

La fatigue présente, de petites tensions prennent naissances aussi, Gégé arpente tout seul le village de luz jusqu'à son centre.

 

Nous arrivons cahin cahan derrière, puis surprise Gégé est arrété, tient il discute avec quelqu'un ! bizarre !

Oh bon sang voilà qu'il a rencontré son copain de bringue de célibat (son ancien bof) Thierry, Laure et leurs deux enfants.

C'est avec plaisir que nous les revoyons après quelques années sans nouvelles.

 

Quelques brefs échanges sympathiques et nous faisons nos trois courses pour le lendemain. Nous faisons quelques pas pour trouver un air de bivouac et ne pouvant encore montée pour la journée, c'est donc vers le camping Toy (retour en ville) que nous nous dirigeons.

 

Un petit encart juste pour dire qu'il n'est pas normal que les campings fassent payer aux randonneurs un emplacement voiture alors qu'ils n'en ont pas. 4 euros par personne plus un emplacement. Même demande à Cauteret dans les campings c'est pour cela que nous avons choisi la veille le gîte d'étape, moins luxueux mais tout aussi agréable voire plus sociable.

 

Cela dit les gérants, deux jeunes, sont très sympas, ils nous installe en bout de camping sur un terrain clos destiné aux randonneurs de passage.

 

Un jeune homme seul a déjà choisi son emplacement. Il avait l'air lui aussi d'en avoir bavé vu sa démarche.

 

Douche, lavage de vaisselle, montage de tente et hop dodo. Enfin une bonne nuit pour nous 3. Même le ruisseau à proximité nous apporté une touche relaxante, berçante.

 

 


 

Samedi 16 juillet 2011

 


 

En avant pour le dernier jour. On ne savait pas s'il fallait s'en réjouir vu l'état de nos muscles ou avoir un petit pincement de ne pas profiter justement de notre nouvel entrainement pour continuer notre chemin jusqu'à Luchon, car il est bien connu qu'il faut compter 2 à 3 jour pour ensuite etre bien dans ses "baskets" (godillots) et que notre dos se soit fait au sac.

 

Debout, tente plié, sacs bouclés, nous sortons du camping après un bref passage par le coin toilette et le remplissage des bouteilles.

 

Nous trouvons deux bancs en ville pour nous installer un copieux petit déjeuner. Café, capucino, tartines de confiture... mum, un des meilleurs moments de la journée !

 

En avant ! c'est par le pont de l'Egalité que nous franchissons l'Yse et que nous longeons jusqu'à Villenave.

Plus loin, nous trouvons un deuxième sentier le GR10 F qui permet de découvrir les villages de Esterre, Viella, Viey et Sers. Nous le laissons à notre gauche pour s'élancer sur le GR10 normal qui nous mène à Barège. Nous montons avec difficultés dues aux crampes, nous ressentons encore le manque d'entrainement, jusqu'au Couret d'Oussset (mini col).

 

Ensuite ce n'est que du bonheur, une allée de Framboisiers et de fraisiers sauvages s'offrent à nous. Nous dégustons ces petites baies sucrées, quelques fois habitées, avec un plaisir enfantin. Nous oublions la montée précédente et même que notre chemin est loin d'être fini.

 

Après une grimpette a vous faire tirer la langue, nous nous rendons compte que nous nous sommes trompés et que nous sommes bien au dessus de notre itinéraire.

 

Nous ne sommes pas les seuls à ne pas voir la bifurcation. Nous nous retrouvons dans une grande pâture avec un jeune de la région parisienne, notre même voisin de camping. Avec un peu d'orientation et d'intuition, nous retrouvons facilement notre objectif.

 

C'est donc chemin faisant que nous partons jusqu'à Barège après le passage du Gué du Bolou à 1460m d'altitude (le plus haut de la journée) pas très haut mais à savoir que luz St Sauveur n'est qu'à 720 m alors que les jours précédents nous avions gravi : plus de 1000 m positif et 1300 négatif pour le 14 et 1040 m positif, 1230 négatif le 15.

 

Nous nous séparons de Jérôme devant l'office du tourisme.

 

Une petite descente jusqu'à la voiture de Virginie et via le lac d'Estaing pour récupérer le picasso.

 

3 dures journées certes mais que du bien pour la tête et le plaisir de se dire, je l'ai fait.

Il nous reste pas mal de chemin pour arriver à Banyuls et nous doutons de nos capacités au fur et à mesure que l'on s'en rapproche.



19/07/2011
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